Une partie cette page contient des documents textes et images en provenance d'une exposition créée par

Les Amis du Musée et du site de Tasciaca - Thésée - Pouillé - Monthou sur Cher (41).

Le complément: textes, photographies et dessins, a été créé par le webmaster de ce site, avec des crédits photo de l'association des Amis du Cher canalisé et des documents libres de droits.

L'ORIGINE DES MOULINS

Leur origine est obscure. L'invention de la meule remonte à la plus haute antiquité. Une grande pierre plate servait pour étaler les grains de blé, une petite pierre ronde tenue à la main pour les écraser.

Les moulins à eau apparurent probablement deux siècles avant notre ère. Sous le règne d'Honorius et d'Arcadius les Romains imaginèrent de l placer près des rivières et de faire tournet les meules en utilisant la force du courant par l'intermédiare de grosses roues.

Au Moyen Age, l'usage de l'énergie hydraulique se généralisa et le nombre des moulins à eau se multiplia peu à peu.... jusqu'à disparaitre presque totalement avec le monde moderne. Toutefois il en subsiste un peu partout en France et quelques-uns sur le Cher, qui possèdent encore leur mécanisme d'origine ou restauré.

LA ROUE A AUBES                                                                  SCHEMA DE PRINCIPE

          

DES MOULINS DIFFERENTS

Moulins-bateaux   -  Moulins pendus sous les arches de ponts - Moulins sur pilotis - Moulins à bief

BATEAUX-MOULINS

   

MOULINS SUR PILOTIS

Sur le Cher la plupart des moulins entraînent une roue à haubes, non pas au sommet de la roue mais à sa base. Il existe deux systèmes dont le plus répandu est une roue à aubes fixée sur une maçonnerie et dont le débit est réglé par des vannes en amont et en aval de la roue.

Le second utlise la force de l'eau suivant le même principe mais la roue peut être réglée en hauteur : c'est le principe des moulins pendus.

 LES MOULINS PENDUS AUX ARCHES DE PONT



              

LE MOULIN PENDU DU PORT DE SAINT-GEORGES SUR CHER ( Loir et Cher )

                                

 photo RBB

Sa particularité est qu'il est actionné par un bief de dérivation qui utilise le dénivelé de l'eau via un barrage à aiguilles. Un canal de dérivation passe sous un petit pont en amont du barrage et ressort du côté aval sous un autre petit pont. Cette photographie, prise en septembre 2008 montre un enrochement à l'entrée du canal sur la gauche de l'image. Cet enrochement est destiné à protéger la roue des troncs d'arbres qui s'engoufrent dans le canal en périodes de crues. Le moulin est situé à l'intérieur de la petite bâtisse face à la grande maison d'hôtes, entre les deux ponts. L'eau était au niveau du déversoir du barrage, ici recouvert par la végétation.

        

LE MOULIN PENDU DE BALLAN (Indre et Loire)

    

Photo RBB

A quelques klilomètres de Tours, sur la commune de Ballan-Miré, se situe le Grand Moulin de Ballan                    ( Grand  Moulin Neuf) dont l'origine de la construction remonte aux années 1515-1520. ce moulin fut construit par Jacques de Beaune Semblançay, seigneur de la Carte, qui fut trésorier d'Anne de Bretagne, femme de de Charles VII, et le surintendant des finances de Louis XII.

En juillet 1499, Jacques de Beaune fit paraître les lettres patentes érigeant le domaine de la Carte et de Ballan en châtellenie. ces lettres furent confirmées par d'autres lettres patentes, données à Lyon, le 14 août 1501, dans lesquelles Jacques de Beaune se fit reconnaître comme "fondé en moulins et fours banaux". le 20 février 1513, le sieur Jacques de Beaune rendit un aveu à Guillaume de la Marche, seigneur de Montbazon, son suzerain, dans lequel il inclut l'emplacement d'un moulin et les droits de banalité s'y rapportant.

Par la suite le moulin conserva jusqu'en juillet 1973 une activité meunière, ce qui est totalement exceptionnel et mérite d'être souligné.

Il demeure l'un des seuls témoins des moulins-pendants qui furent construits du XIIème au XIXème siècle sur les rivières navigables de France, à forte fluctuation d'eau. En Touraine, il s'agit du seul moulin qui ait conservé son aspect d'origine, si toutefois on fait abstraction des ajouts lors des années passées. La roue de 6 mètres de diamètre et de 3,2m de large est toujours en place et visible de l'extérieur. Ce beau bâtiment en pierre de Tuffeau est édifié en forme de pont sur la rivière, jadis navigable, par un perthuis à côté du barrage.