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DU PERTUIS AU BARRAGE A AIGUILLES

Le pertuis ou écluse à déversoir est en usage depuis plus de 2000 ans. Il en existe, ou ont existés, plusieurs types:

   Source Wikipedia

Celui qui nous intérresse plus particulièrement parce qu'il a été utilisé sur la rivière Cher, est le pertuis à aiguilles, ancètre des barrage à aiguilles construits dans les années 1836-1840 et encore en place aujourd'hui pour une bonne partie d'entre-eux.

Le principe : sur la rivière sont construits des petit barrages peu élevés ou seuils appelés chaussée, pour créer des biefs afin d'alimenter les moulins ou simplement pour maintenir le niveau d'eau sur la partie navigable. La nécessité pour les bateaux de franchir ces barrages a amené la conception du pertuis, ancètre de l'écluse et du bassin à portes marinières.

D'une hauteur de 1 mètre à 1,50m, elles permettaient aux bateaux de passer dans la chute créée. Le pertuis est couplé a une partie fixe et arasée à la ôte souhaitée du barrage appelé déversoir.

Le pertuis du moulin de la Bruère sur le Loir. Source: www.insolitepaysflechois.org

Plan de la porte d'Avenière sur la Mayenne - Source : www.insolitepaysflechois.org

En savoir plus  sur cette porte ? : cliquez ICI

Dans le sens descendant (avalant), le bateau était entraîné par la chute d'eau et dirigé par les mariniers. Il pouvait être éventuellement freiné par un cordage fixé en amont dans l'axe de l'ouvrage. Les mariniers attendaient assez lion de la porte et s'assuraient qu'il n'y avait personne en aval. Quand la porte était ouverte, le courant généré emportait le bateau et le seul moyen de le diriger etait assuré par des perches manoeuvrées par les mariniers.

    

Le meunier refermait la porte. Cela n'était pas sans occasionner des frictions entre les meuniers et les marininiers. Bon nombre d'accidents sont arrivés lors de la manoeuvre avalante. Si le bateau n'était pas bien guidé, il se brisait et coulait.

Dans le sens montant, le bateau était tiré à contre-courant par un treuil ou un attelage de chevaux ou de boeufs, voire même par des hommes. Le bateau s'ppoprochait de la porte, l'vant face au courant, s'amarait au pier de rencontre; Un marinier descendait du bateau et fixait l'amarre u pieu de liage qui était en général sur la rive. Sachant que les portes étaient généralement de biais par raport au courant, il faisent avancer le bateau avec le guidas , sorte de gros treuil en bois fixé sur le bateau, mais qui ne possédait pas de cliquet de sécurité.Qu'une seul des mariniers lâcha prise et le reste de l'équipage ainsi que le bateau risquait  d'aller au fond de l'eau.

                          

La manoeuvre de passage au pertuis de Savonnières (Indre et Loire)  par la Toue cabanée "Saponaria" - Ici le pertuis en encore utilisé par les bateliers d'aujourd'ui pour passer du côté confluence vers la Loire et pour remonter sur le bief amont vers le moulin de Ballan.                     Photos bateliers de savonnières

Il ne fallait pas moins de une heure et demie avec un équipage de 8 à 12 hommes pour le passage en ajoutant les fausses manoeuves, les préparatifs, et le bon vouloir du meunier qui vait la charge de les faire fonctionner et de les entretenir.

Le pertuis du moulin de Ballan (Indre et Loire) est toujours visible.

LE BASSIN A PORTES MARINIERES

Ce dessin de Charles Berg représente bien ce qu'est un bassin à portes marinières. Il s'agit d'un sas, comme celui d'une écluse, équipé d'une porte marinière en amont et en aval.

Pour en savoir plus allez sur son site ICI

LE PERTUIS A AIGUILLES : ANCETRE DU BARRAGE A AIGUILLES

Le pertuis à aiguilles est une porte constituée d'aiguilles de bois d'une section de 7 à 8 centimètres et d'une longueur de 2,50 environ ( en fonction de la hauteur de la chute), mises côte à côte, maintenues par un heurtoir sur le radier du fond et par la volée, pièce de bois articulée qui les maintient dans la partie haute; Une fois les aiguilles enlevées, la volée pivote sur le côté, autour du chandelier pour laisser passer le bateau.