

DE MERINCHAL A LA LOIRE
Le CHER prend sa source à Mérinchal dans le département de la Creuse, à 717m d'altitude sur le plateau de Combraille dans le massif central (région naturelle granitique). C'est le deuxième plus grand affluent de la Loire après l'Allier.

Le lit du Cher peut se diviser en 3 parties : le Cher Torrentiel, le Cher Sauvage et le Cher Canalisé ou navigable. Le Cher Sauvage fut classé comme flottable, du moulin d'Enchaume jusqu'à Vierzon, et comme navigable, de Vierzon à la confluence avec la Loire, sur un parcours de 151 km divisé en 3 sections:


- LE CHER TORRENTIEL: c'est sur 43 kilomètres, le parcours de sa source jusqu'au barrage de Rochebut : pentes importantes, terrain imperméable,confluence de cours d'eau de taille voisine au Cher : La Voireuse, et sutout la Tardes, une configuration de vallée encaissée avec absence de zones inondables.
- LE CHER SAUVAGE: du barrage de Rochebut jusqu'à Vierzon. La physionomie change : pentes réduites, méandres, longs tronçons sans affluents notables, à part l'Aumance, L'Yèvre grossie de l'Auron, la Sauldre, l'Arnon et le Fouzon. Le fond du val est plat, d'une largeur de 2km environ, avec phénomène d'ammortissement des crues,
- LE CHER CANALISE: de l'écluse de jonction avec le Canal de Berry ( Noyers sur Cher) jusqu'à Tours, au barrage de Rochepinard. Il est suivi de biefs délimités par des moulins et le barrage de Savonnières, vestiges d'ouvrages datant d'avant la canalisation. Les 25 derniers kilomètres s'écoulent dans le lit majeur de la Loire à partir de Larçay. La plaine d'inondation s'étend pour atteindre 4 km de large. L'agglomération de Tours à fait l'objet d'une protection importante avec une ceinture de digues.
LE NOM DE LA RIVIERE
Comme la plupart des rivières de France, le Cher a conservé le nom, ou tout au moins sa racine, qu'il avait lors de l'invasion des Celtes (les Gaulois, comme les a appelés César). Ils étraient arrivés par vagues successives dans l'Exagone à partir des 10ème - 8ème siècle avant notre ère. Pour le Cher, la racine *car* serait la base de son nom. Elle signifirait pierres, rochers, cailloux sur lesquels dévale la rivière. Son origine serait donc préceltique. Au cours des âges le nom usuel a évolué, mais sa base est restée lisible : on trouve Cares au IVème siècle, Carus, puis Char ou Chard, et enfin Cher. Il faut noter que dans le Haut Cher, au début de son cours, dans le parler local, le Cher se nomme "Char". Ici, dans la basse vallée berrichonne du Cher, jusqu'à Montrichard, il y a encore 50 ans, de vieilles personnes l'appelaient "Char". dans les premiers 20km de son cours on trouve encore la même racine dans le nom des communes de Char et Chambonchard. Plus bas, Chabris signifiait "pont sur le Cher".
